Le corps de souffrance - Blog de Maridanie

Le corps de souffrance

Eckhart Tolle

"La plupart des gens transportent une quantité énorme de bagages inutiles, aussi bien de nature mentale qu'émotionnelle. Ils se limitent constamment par les récriminations, les regrets, l'hostilité, la culpabilité. Leur champ énergétique est alourdi par une accumulation de vieilles souffrances émotionnelles que j'appelle le corps de souffrance."

La vidéo qui suit est un extrait de l'excellent livre d'Eckhart Tolle, Nouvelle Terre. Il aborde de façon claire et surtout nous aide à comprendre le corps de souffrance qui est en chacun de nous.

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J'espère sincèrement qu'elle apportera un peu de lumière sur les côtés plus sombres de ton existence. 🙂 

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Vivre Autrement

La souffrance émotionnelle

"Toute émotion négative que l’on n'a pas totalement affrontée pour ce qu'elle est dans le moment n'est pas complètement dis­soute. Elle laisse un reste de souffrance dans son sillage. Les résidus de souffrance laissés par des émotions négatives très fortes, auxquelles on n’a pas fait totalement face et qu'on n'a pas acceptées ni laissé aller, se rassemblent et forment un champ énergétique qui vit dans chacune de nos cellules. Ce champ est non seulement composé des souffrances de l'enfance, mais également des émotions douloureuses qui s'y sont rajoutées pendant l'adoles­cence et la vie adulte, la plupart ayant été créées par la voix de l'ego.

C'est la souffrance émotionnelle qui est votre compagne inévitable quand le faux sentiment de soi sert de fondement à votre vie. Ce champ d’énergie n'est cependant pas uniquement indivi­duel. II comporte également la souffrance vécue par les innom­brables humains au cours de l'histoire de l'humanité : conti­nuelles guerres entre tribus, esclavage, pillage, viol, torture, meurtre et toutes les autres formes de violence. Cette souffrance se perpétue dans la psyché collective de l'humanité, qui s'enrichit chaque jour de nouvelles souffrances quotidiennes.

Le corps de souffrance collectif

Le corps de souffrance collectif est probablement doté de l'engramme de l'ADN de chaque être humain, bien que les chercheurs ne l’aient pas encore découvert.

Le corps de souffrance collectif est une forme énergétique semi-auto­nome, une entité faite d'émotions, qui vit dans presque tous les êtres humains. Il a sa propre intelligence primitive et la nourriture qu'il lui faut pour se renflouer est une énergie compatible à la sienne, c'est-à-dire une énergie vibrant à une fréquence semblable à la sienne. Toute expérience émotionnellement douloureuse peut servir de combustible au corps de souffrance. C'est pour cette raison qu'il se repait de pensées négatives ainsi que de sempiternels mélodrames relationnels.

Si vous vivez seul et qu'il n'y a personne dans votre entourage, le corps de souffrance s'alimentera à partir de vos pensées. Tout d'un coup, celles-ci deviendront profondément négatives. Vous ne vous êtes probablement pas rendu compte que, juste avant que ce flot de pensées négatives vous assaille, une vague d'émotion avait envahi votre esprit, sous forme d'une humeur sombre et maussade, d'angoisse ou de colère. Comme toute pensée est énergie, le corps de souffrance s'en nourrit.

Si d'autres personnes se trouvent dans votre entourage, de préférence votre conjoint ou un membre de la famille proche, le corps de souffrance essaiera de les provoquer, afin de pouvoir se repaitre du mélodrame qui s'ensuivra.

II est ardu de résister au corps de souffrance d'une personne qui est déterminée à vous faire réagir. Instinctivement, son corps de souffrance connait vos points les plus faibles et les plus vulnérables. S'il ne réussit pas lors de la première tentative, il remettra ça.

C'est de l’émotion pure recherchant davantage d'émotions. Bien des relations connaissent des crises violentes et destruc­tives quand les corps de souffrance s'activent. Pour un enfant, la souffrance d'avoir à assister à une telle violence émotionnelle entre ses parents est presque insoutenable. Et pourtant, c'est le lot de millions d'enfants dans le monde entier, le cauchemar de leur existence quotidienne. C'est une des principales façons dont le corps de souffrance humain est transmis d'une génération à l'autre.

La menace du féminin

La suppression du principe féminin, en particulier depuis les 2000 dernières années, a permis à I'ego de s'approprier une suprématie absolue dans la psyché humaine collective. Même si les femmes ont, bien entendu, des egos, c'est chez l'homme que I’ego peut prendre racine et grandir le plus facilement. La raison à cela est que les femmes sont moins identifiées au mental que les hommes. Elles sont plus en contact avec le corps subtil, avec le corps énergétique et l’intelligence de l'organisme d'où les facultés de l'intui­tion proviennent. La forme féminine est moins rigidement fermée que la forme masculine. Elle fait preuve d'une plus grande ouverture, d'une plus grande sensibilité envers les autres formes de vie. Elle est plus syntonisée sur le monde de la nature.

Si l'équilibre entre les énergies féminines et masculines n'avait pas été détruit sur notre planète, la croissance de I'ego aurait gran­dement été réduite. Nous n'aurions pas déclaré la guerre la nature et nous ne nous serions pas autant dissociés de notre être intérieur.

Personne ne connait le chiffre exact parce qu'on n'a pas tenu compte des faits, mais il semble certain que pendant une période de 300 ans, entre 3 et 5 millions de femmes aient été torturés et tués par la « Sainte Inquisition », une institution créée par l’Église catholique romaine pour supprimer l'hérésie. Il suffisait durant cette période qu'une femme aime les animaux, qu'elle marche seule dans les champs ou les bois, ou qu'elle ramasse des plantes médicinales pour qu'on la qualifie de sorcière, qu'on la torture et qu'on la brule sur le bucher.

D'autres cultures et religions, comme le judaïsme, l'islam et même le bouddhisme supprimèrent la dimension féminine, quoique de façon moins violente. Le statut des femmes fut réduit à la maternité et au fait qu'elles étaient la propriété des hommes. Des mâles niant le principe féminin même en eux régentaient dorénavant le monde, un monde totalement déséquilibré. Le reste, c'est de l'histoire ou plutôt une histoire de fous.

Et qui est responsable de cette peur du principe féminin, que l'on pourrait uniquement décrire comme étant une paranoïa col­lective aiguë ? On pourrait, bien sûr, dire que ce sont les hommes. Mais alors, pourquoi dans de nombreuses civilisations préchrétiennes, comme les civilisations sumérienne, égyptienne et celte, les femmes étaient-elles respectées et le principe féminin révéré au lieu d'être craint ? Qu’est-ce qui a soudainement fait que les hommes se sont sentis menaces par le principe féminin ? C'est l'ego croissant en eux. L’ego savait qu'il pouvait prendre le contrôle total de notre planète seulement par le principe masculin. Alors, pour y arriver, il fallait rendre le principe féminin impuissant.

Avec le temps !'ego s'est aussi emparé des femmes, bien qu'il ne pourra jamais s'incruster en elles comme il l'a fait chez les hommes. Actuellement, la suppression du principe féminin est intériorisée, même chez la plupart des femmes. Vu que le féminin sacré est supprimé, il est ressenti par beaucoup de femmes comme une souffrance émotionnelle. En fait, il fait partie intégrante de leur corps de souffrance, avec la souffrance accumulée par les femmes au cours des millénaires avec l'accouchement, le viol, l'esclavage, la torture et la mort violente.

Mais, aujourd'hui, les choses changent rapidement. Puisque beaucoup de gens deviennent de plus en plus conscients, l'ego perd de son emprise sur le mental humain.

Le corps de souffrance d'une nation

Certains pays, dans lesquels de nombreux actes de violence collective ont été subis ou perpétrés, possèdent un corps de souffrance collectif plus lourd que d'autres. C'est pour cette rai­son que les vieilles nations ont tendance à avoir des corps de souffrance plus chargés.

Peu importe quelle proportion de votre corps de souffrance appartient à votre nation ou à votre race, et quelle proportion est personnelle. Dans un cas comme dans l’autre, vous ne pouvez le transcender que si vous prenez la responsabilité de votre état dans l'immédiat. Même si le blâme semble plus que justifié, aussi long­temps que vous blâmerez les autres, vous continuerez à sustenter votre corps de souffrance avec vos pensées et vous resterez prison­nier de l'ego. Il n'y a qu'un seul bourreau sur la planète, l’inconscience humaine. C'est le fait de réaliser cela qui constitue le véritable pardon. Avec le pardon, votre identité de victime se dissout et votre véritable pouvoir émerge, le pouvoir de la présence. Alors, au lieu d'accuser l'obscurité, vous faites surgir la lumière."

Eckhart Tolle

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